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Ouverture du festival Handiclap : il faut rester mobilisés pour l'égalité des droits ! PDF Imprimer Envoyer

Inauguration_handiclap_15022012J’ai participé à l'ouverture de Handiclap, festival initié par l’APAJH, qui fête ses 25 ans et que je connais depuis ses débuts. Les organisateurs ont pris le parti d’aborder les questions relatives aux différents handicaps par la création artistique. Les programmations se sont sans cesse enrichies et diversifiées. Belle illustration de la mobilisation et de la persévérance des nombreux et nombreuses bénévoles qui se sont succédéEs au cours de ce quart de siècle pour porter très haut les questions relatives aux enfants et adultes porteurs-euses de handicap. Nul doute que ce festival concoure à modifier le regard sur les personnes aux besoins spécifiques et à leur intégration. Bravo aux organisateurs-trices et longue vie encore à Handiclap !

Je vous invite à consulter la programmation et à participer si vous le pouvez du 15 au 18 mars à Nantes : http://www.handiclap.fr/

 

Lors de son discours inaugural, le Président national de l'APAJH Jean-Louis Garcia a signifié que la mobilisation reste indispensable pour exiger la mise en œuvre de la loi du 11 février 2005 pourtant pleine de promesses. Malheureusement la volonté politique et les moyens n’ont pas suivi. Des déclarations d’intention d’un côté, des lois votées et des actes contraires de l’autre.

A l’exemple du délai imposé par la loi pour la mise en accessibilité des locaux remis en cause dans la Proposition de loi Doligé (lire mon intervention en séance à ce sujet) ou de l’engagement vers une solution de scolarisation pour chaque enfant et la pénurie d’accompagnants scolaires.

 

Pourtant le candidat Sarkozy, alors Président de la République, affirmait lors de son allocution de clôture à la Conférence nationale du Handicap en juin 2010 : « Je m'étais engagé à construire une société où nul ne serait laissé au bord du chemin, une société où chacun trouve sa place, une société où la différence est reconnue comme une richesse à mettre en valeur ». Il ajoutait en conclusion : « Et j'ai bien conscience que la façon dont on considère, dont on intègre, dont on s'occupe des personnes handicapées, révèle l'humanité de la société ». On est bien loin du compte si l’on en croit le monde associatif qui agit chaque jour au plus près des enfants, des jeunes et des familles.

 

On est très loin du compte ! C’est aussi le constat présenté au Sénat ce 13 mars 2012 par les associations APF, APAJH, UNAPEI, FNATH, HANDEIS, FNASEPH qui ont été auditionnées par 8 Sénateurs de la Commission d’application des Lois.

En voici les points saillants:

 

La loi du 11 février 2005 est une bonne loi qui a généré l’espoir. Reste de grandes difficultés d’application :

  • Sur les écarts observés : les différences et disparités territoriales sont flagrantes ;
  • Sur le droit à compensation : la PCH Enfants est à revoir car, en l’état, elle ne constitue pas une réponse adaptée aux besoins des parents et des jeunes.
  • Sur le fonctionnement des MDPH : les délais de traitement des demandes sont trop longs. La formation des personnels doit être améliorée. De grandes disparités territoriales existent du fait des moyens humains et méthodologiques variables.
  • Sur l’accessibilité : retard incontestable par manque de volonté et de pilotage.
  • Sur l’emploi et la formation : reprendre les mesures du Grenelle urgemment.
  • Sur la scolarisation : nécessité de disposer de statistiques fiables (à partir des MDPH). Difficultés liées à la limitation des âges (16 ans -20 ans). Problèmes au niveau des transports. Rupture des parcours. Nécessaire formation des enseignants. De nombreux enfants sont sans solutions. Sur la question de l’accompagnement scolaire : créer le métier d’accompagnant.
  • La Conférence Nationale du Handicap a été un rendez-vous manqué, trop peu concret. Elle aurait dû s’appuyer sur le travail des commissions du CNCPH.

 

Pour améliorer la loi ces associations suggèrent non pas de modifier la loi mais, tout simplement, de la faire appliquer (article 79 sur le plan des métiers par exemple) et de l’enrichir (en créant de vrais services d’accompagnement pour l’accès ou par le maintien en milieu de vie ordinaire).

 

D’autres points ont été soulevés : l’accessibilité, la Prestation de Compensation du handicap qui n’est pas adaptée (trop de reste à charge), le montant des allocations adultes handicapés, l’accès à l’emploi, le chômage et la qualification des personnes, le problème des retraites des travaileurs-euses vieillissantEs, le désengagements de l’AGEFIPH, l’exonération du Ministère de l’Éducation Nationale de la taxe des 6 %, la gouvernance interministérielle, les enfants sans solutions …

 

Bref, un constat qui dénote grandement avec le satisfecit du président de la République car en la matière les discours ne suffisent pas ! les personnes porteuses de handicaps et leur entourage sont en attente de solutions concrètes.

 

Dans notre département le collectif « Ni pauvre, ni soumis » qui regroupe 40 associations poursuit sans relâche sa mobilisation pour l’accès à l’emploi des personnes porteuses de handicap et pour une revalorisation de l’AAH au niveau du Smic pour celles qui ne peuvent travailler. Il rappelle que la moitié des personnes en situation de handicap vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ils seront ce samedi 17 mars à 14h30 devant la Préfecture (quai Ceineray à Nantes).

 

Plus d’infos :

- Question orale sur les droits des personnes porteuses de handicap 

- Petite vidéo pour grande émotionRetrouvez l’album-DVD « Mon petit frère de la lune » réalisé par Frédéric Philibert sur le site des éditions "d’un Monde à l’autre".

 
 

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